Le lombricompostage

Un nom barbare pour une solution toute simple pour réduire nos déchets: le lombricompostage! Kesako? Tout simplement une version améliorée du silo à compost qui permet de l’utiliser en appartement.

Quand on se lance dans l’aventure, tout semble compliqué, on choisit pas forcément la bonne taille de lombricomposteur (on sent le vécu), on prend pas les bons vers (encore du vécu), on met pas les bons déchets (Ha ça j’ai pas fait xD), mais au final une fois que le système est lancé, c’est simple et très gratifiant, non seulement on réduit nos déchets (j’ai divisé mes déchets ménagers par deux voire trois) ce qui non seulement permet d’éviter un gaspillage de sacs poubelle, de gaspiller du CO2 avec les pollutions que dégagent les camions-poubelles et enfin cela diminue le volume de déchets à enfouir. Mais en plus, cela vous permet d’obtenir deux types d’engrais très efficaces, le lombrithé, un engrais liquide qui se récolte très régulièrement et à utiliser dilué car très puissant et enfin le compost qui permettra de rempoter vos plantes ou de nourrir une terre un peu affamée dans le coin d’un parc.

Mon lombricomposteur est lancé depuis quelques mois maintenant et il tourne plutôt pas mal, même si j’ai peur que le froid ait fait quelques victimes dans mon cheptel. En effet, n’ayant pas la place de mettre mon lombricomposteur dans l’appartement, je l’ais exilé à la cave. Je me suis rendue compte dans la semaine qu’il y faisait vraiment froid, que pas mal de vers avaient disparu et que les rescapés n’étaient pas très actifs. Ni une, ni deux, j’ai ramassé des bouts de carton qui traînaient pour calfeutrer les lucarnes de la cave et éviter que trop de froid ne rentre. Après quoi, me voilà partie en quête de carton pour faire un abris digne de ce nom!! Dans un magasin de vêtements/chaussures à côté de chez moi j’ai récolté (après avoir demandé très gentiment à une des vendeuses) une brassée de cartons! Youpi!! Le gérant m’a même proposé d’ouvrir une palette pour m’en donner plus!! Trop cool de sa part, mais j’en avais suffisamment ^^ .Une fois rentrée, j’ai pris les mesures de mon lombricomposteur et j’ai construit mon abris en conséquence. J’ai élaboré des parois à quatre épaisseurs, que j’ai ensuite assemblé à l’aide de colle, papier gommé et scotch. Et voilà le tour était joué!! Ne me restait plus qu’à descendre la boite à la cave et de mettre le lombricomposteur dedans. J’espère que cela suffira à remonter le moral des troupes et qu’ils vont se remettre au travail ^^.

Je vous rassure mes débuts dans le lombricompostage n’ont pas été aussi simple! Mon premier lombricomposteur était tout petit, fait de petites boites de rangement achetées dans un supermarché. Pour le lancer j’ai acheté des vers de terreau au rayon pêche d’un magasin de sport, mauvaise pioche, les verts sont morts, les déchets ont pourris. Après avoir fait le tour des amis qui avaient un silo à compost, j’ai réussi à grappiller quelques vers. Mais j’ai du faire face à un autre problème, de taille cette fois: mon lombricomposteur était vraiment trop petit. Quand je me suis retrouvé à remplir un bac en une semaine je me suis doutée qu’il y avait un problème. Du coup j’ai farfouillé sur le net et c’est sur fb que j’ai trouvé la solution, un groupe consacré exclusivement au lombricompostage :  Les Lombricomposteurs. Un militant pour le compostage des déchets et adepte du lombricomposteur m’a envoyé les liens nécessaires pour fabriquer un lombricomposteur digne de ce nom! Je ne vais pas vous détailler toutes les étapes car Jacques, notre ami des vers, à fait un super tuto que vous trouverez ci-dessous:

Le Lombricompostage

Comptez entre 40 et 50 euros pour votre lombricomposteur maison et un peu d’outillage (perceuse avec foret de 5 mm et scie-cloche) et beaucoup de patiente et d’huile de coude… J’ai eu des ampoules plein les mimines d’avoir passer mes journées à percer et quand je pense qu’il me reste encore un bac à faire…  Je crois que je vais achèter des gants de travail ^^. Mais cela en vaut la peine!!!!!!

DSCN2739Mon lombricomposteur réalisé selon les directives du tuto de Jacques. J’ai juste mis du polystyrène pour boucher les jours laissés par les poignées de manutention du bac. J’ai donc opté pour des bacs de 40*60*12, une taille idéale pour notre foyer de deux personnes. Si vous êtes plus nombreux, vous pouvez faire plus grand et/ou rajouter des étages, c’est trois minimum.
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Et voici à quoi ressemble un bac, une passoire comme me demandait de faire Jacques, je crois que j’ai plutôt bien travaillé ^^

 

 

« Mais le lombricompostage ça marche comment??? »

 

C’est tout bête, il suffit de mettre des déchets verts dans les bacs pour nourrir les vers! Par déchets verts j’entends tout ce qui est épluchures et déchets de fruits et légumes! Les vers les mangent, les digèrent et … bah ils vont à la selle quoi. Et leur déjection, c’est ce qui fait le compost. L’eau qui se dégage de la digestion coule de bac en bac pour atterrir dans le bac du fond que l’on vide régulièrement pour récupérer le lombrithé, on dilue et on asperge les feuilles des plantes ou on arrose la terre.

 

« Mais pourquoi trois bacs? »

 

Tout simplement pour que l’on puisse récolter le compost régulièrement et facilement. Un lombricomposteur est donc composé de quatre bacs, le premier de la tour sert à récolter le Lombrithé, le fameux engrais liquide, pour plus de faciliter d’utilisation, on y installe un robinet. Ensuite viennent les bacs passoires (en général trois, mais c’est un minimum). On remplit le premier bac et nos petits amis commencent leur dur labeur. Lorsque que ce bac est plein, on commence à remplir le deuxième bac, les vers vont alors migrer du premier bac vers le deuxième en quête de nourriture au fur et à mesure que les déchets du premier bac sont compostés par les vers. Le compost met plusieurs mois pour être à maturité, à ce moment-là il ne restera plus de déchets dans le bac et les vers l’auront presque entièrement déserté. Les vers vont continuellement migrer vers une source de nourriture. Ainsi quand le deuxième bac sera plein, on remplit le troisième et les vers vont continuellement migrer. Une fois que le lombricomposteur marche de façon optimale on se retrouve avec trois bacs au contenu différent, le premier sera plein d’un compost en cours de maturation/mature, le second d’un bac de déchets en cours de compostage et enfin le dernier bac sera celui des déchets frais. Lorsque le compost du premier bac est arrivé à maturité, on le passe au tamis pour vérifier qu’il ne reste aucun déchet (si déchets compostables on remet dans le lombricomposteur, si ce n’est pas compostable comme du plastique on jette) on récupère les derniers vers qui ont oublié de migrer et on les remets dans le lombricomposteur. On laisse un peu sécher le compost (étalé sur une bâche au soleil par exemple avant de l’utilisé pour le rempotage, pour nourrir la terre aux pieds des plantes etc… Le bac une fois vidé, on le place sur le haut de la tour et le cycle continue.

 

« Et on peut mettre tous les déchets???? »

 

Non il y a quelques règles à suivre pour que le lombricomposteur soit fonctionnel:

– Hacher ou couper les déchets en petits morceaux pour que les vers les assimilent plus facilement surtout les déchets durs.

– Ne pas mettre dans le lombricomposteur des pépins, noyaux ou graines.

– Ne pas mettre dans le lombricomposteur des Liliacées, c’est-à-dire, tout ce qui appartient à la famille des oignons, échalotes, ail, poireau qui déciment les cheptels par leur propriété vermifuge. Les agrumes sont également à éviter car trop acide.

– Ne pas mettre de déchets (trop) gras, car les corps gras bouchent les canaux respiratoires des vers (ils respirent par la peau) et ils meurent.

– Ne pas mettre de déchets animaux, c’est-à-dire, les restes de poissons et/ou viandes.

– Ne pas mettre les déjections de vos animaux de compagnie chat ou chien, pour la simple et bonne raison qu’il reste dans leur déjection des résidus des vermifuges qu’on leur injecte.

– Ajouter beaucoup de coquilles d’oeuf broyées (avec un pilon et un mortier c’est vite fait) pour réguler le ph du compost et éviter le prolifération de mouches et moucherons.

-Ne pas lésiner sur le thé et le marc de café, les vers en raffolent.

– Mettre beaucoup de déchets riche en carbone, tel le papier ou le carton. Ces déchets carbonés vont permettre de structurer le compost; de l’assécher et donc de le rendre moins gras et agréable à vivre pour les vers.

 

 

« Mais, mais c’est hyper compliqué????? oO »

 

Non, non, juste des gestes simples à prendre, les déchets verts -mis à part oignon, ail, échalote et poireau- sont mis de côté (une petite boite hermétique mais qu’on ouvre au moins une fois par jour pour changer l’air), si on a le temps et/ou l’envie, on coupe tout en petits bouts (on en profite pour s’entraîner au maniement du grand couteau de cuisine). Dès que la boite est pleine, on la vide dans le lombricomposteur, on ajoute des déchets carbone (rouleau de papier toilette, tickets de caisses, papiers à détruire, etc…) en grande quantité. On touille, on cache sous un tapis d’humidification et hop on laisse les petits vers tout mimis faire le travail. Perso ça m’amuse de hacher menus les déchets pour préparer la gamelle des vers. Pour les déchets carbone, je déchire les papiers à détruire (relevé de banque, papier administratif) et tous les papiers/cartons qui sont trop petits pour être recyclés en usine, comme les rouleaux de papier WC/essuie-tout, les tickets de caisse, les chutes de papiers quand je bricole etc… On peut mettre les boites d’œufs aussi, mais je préfère les donner à ma crémière: elle peut les réutiliser tel quel quand elle vend ses œufs, comme ça, pas besoin qu’elle en commande continuellement et ça lui fait faire de petites économies, mais c’est assez rare quand j’achète des œufs au supermarché.

 

« Mais, mais c’est beurk d’avoir des vers dans son appart! »

 

Les vers resteront dans le lombricomposteur si il a bien été conçu, ils n’iront pas vadrouiller dans votre lit ou vos paquets de céréales. Après c’est pas si beurk que ça, c’est plutôt mignon, j’aime bien les observer quand je le peux, par contre, j’ai toujours pas pu me résoudre à les prendre avec les doigts, mais je progresse, je mets les mains dans le compost quand il faut xD

 

« Et où est-ce qu’on trouve ces fameux vers tout mimis? »

 

Dans un tas de fumier, mais ça court pas les rues. Le silo à compost d’un voisin. Et pour ceux qui n’ont accès ni au fumier ni au silo à compost d’un voisin, il reste PlusdeVers.fr, un site dédié au don de vers à compost. Le principe est simple, si vous souhaitez adopter des vers, aller sur le site, cliquez sur votre Région/Département/Ville et regardez si il y a des donateurs à côté de chez vous. Sinon les réseaux sociaux ça marche aussi ^^.

Une amie m’a donné des asticots, d’un cheptel de 5 je suis passée à 100 très rapidement et je me suis inscrite sur le site en tant que donatrice. J’ai eu l’occasion d’en donner une fois à un jeune homme, je vais devoir lui en redonner car son cheptel a eu beaucoup de pertes (on fait le point sur ce qui va pas dans son lombricomposteur pour éviter que cela se reproduise). Mais je vais devoir attendre avant de lui en redonner, mon cheptel doit se refaire une petite santé, beaucoup de pertes à causes des premières gelées d’hiver =S. Dommage que cela ne soit pas la saison des pêches, ils adorent ça ;).

 

Je vous ais fait ici une petite introduction au lombricompostage, mais ce n’est que le premier article d’une longue série, en effet je compte bien tenir une sorte de journal pour montrer le fonctionnement du lombricomposteur au fil des cycles et aussi je vais faire des tests de produits à mettre dedans pour réduire toujours plus nos déchets. Mais n’oublions pas que le mieux, c’est encore de réduire les déchets à la source (un article à ce sujet va bientôt arriver).

Ragoût pomme de terre-carotte aux herbes de Provence

Que faire à dîner??? C’est souvent la question que je me pose depuis que j’ai nettement réduit le budget alimentation et que mon frigo est quasiment vide. Cela faisait un moment que je voulais faire un ragoût (ma maman en fait des supers, mais je voulais pas la déranger).

Après un tour rapide des placards, j’ai opté pour un ragoût pomme de terre-carotte ^^. Après un coup d’œil rapide sur le net pour valider mes temps de cuisson et me voilà lancée.

 

Ragout pdt carotte

 

Pour 4 personnes:

– 3 grosses pdt (environ 800 gr)

– 3 grosses carottes

– 1 gros oignon

– 1 verre de vin blanc

– 1 boite de tomates pelées

– huile d’olive

– farine

– sel, poivre, herbes de provence

 

Faites chauffer un filet d’huile d’olive dans une cocotte (minute pour moi). Pelez et émincez l’oignon. Faites-le revenir dans l’huile à feu doux.

Pelez les carottes et coupez-les en gros bâtonnets. Ajoutez-les aux oignons et bien mélanger. Laissez revenir les carottes 5 à 10 minutes.

Pendant ce temps pelez et coupez les pommes de terre en cubes. Rincez à l’eau froide et laissez les pommes de terre s’égoutter. Ajoutez-les au reste de la préparation. Bien mélanger. Versez un peu de farine sur le tout et laissez cuire quelques minutes. Déglacez avec le vin blanc. Remuez bien.

Coupez-les tomates pelées et les ajouter avec le jus dans la cocotte. Complétez avec de l’eau (j’ai utilisé ma conserve de tomates pelées comme mesure : 1 conserve d’eau).

Salez, poivrez, ajoutez 2 feuilles de lauriers, 2 branches de thym et 1 de romarin. A défaut, utilisez des herbes de Provence en poudre. Fermez la cocotte minute et faites cuire 15 minutes à partir du sifflement.

Il n’y a plus qu’à déguster, avec beaucoup de pain pour saucer (c’est si bon!!! xD)

Je suis Charlie.

Aujourd’hui mercredi 7 janvier 2015, vers 13h quand j’ai allumé la télé pour voir les infos, je ne m’attendais pas aux nouvelles qui ont été annoncés.

Je ne m’attendais pas à ce que mon monde bascule un peu plus dans la folie et dans la barbarie.

Je ne m’attendais pas à avoir une peur monstre qu’il soit arrivé quelque chose à ma soeur, heureusement elle était au travail et loin de ces atrocités.

Je ne m’attendais pas à ce que la liberté soit une nouvelle fois bafouée, piétinée, …

Je ne m’attendais pas à ce que des hommes cagoulés et armés entrent dans le siège d’un journal satirique pour tuer et blesser des journalistes qui n’avaient pour arme que leur plume.

La liberté est une chose pour laquelle nos ancêtres se sont battu et pour laquelle il faudra encore que l’on se batte. Les journalistes se battent pour la liberté d’expression, un combat de tous les jours et qui malheureusement aujourd’hui s’est fini dans le sang et la mort. Je souhaite rendre hommage avec ce billet, aux journalistes et aux policiers qui aujourd’hui ont été assassinés dans la barbarie. J’espère que les blessés et les familles des victimes auront le courage de surmonter cette épreuve.

Je suis Charlie Perso